La célèbre scientifique Jane Goodall rend hommage au chien qui a inspiré ses recherches sur les émotions des animaux
Jane Goodall est une scientifique britannique mondialement connue pour ses recherches sur les chimpanzés. Dès les années 1960, elle part en Tanzanie pour les observer dans leur habitat naturel. Elle découvre que les chimpanzés utilisent des outils, ressentent des émotions et ont des relations sociales. Grâce à ses observations, elle a profondément changé notre vision des animaux. Ce merveilleux travail, elle le doit à ses efforts et à ses intuitions, mais aussi à Rusty, le chien de son enfance…

Des souvenirs qui refont surface
Alors que Jane Goodall a fêté ses 91 ans, l’héritage laissé par ses recherches continue encore d’inspirer les chercheurs. En revenant sur sa vie et sur sa carrière, Jane a également partagé des souvenirs de jeunesse, notamment certains liés à Rusty, un chien bien particulier.
Même si elle est mondialement connue pour ses travaux sur les chimpanzés, Jane adore les chiens : ce sont ses animaux préférés ! C’est aussi avec eux que tout a commencé…
En effet, lorsqu’elle était petite, Jane avait un chien, du nom de Rusty. Sa relation avec ce toutou a été le départ de sa fascination pour le comportement des animaux. C’est aussi avec Rusty que Jane a réalisé à quel point il était important que quelqu’un étudie plus en profondeur les émotions animales.
« D’abord, on m’a dit que j’avais tout fait de travers. Les chimpanzés ne doivent pas être nommés, ils doivent être numérotés. Il est interdit de parler de leur personnalité » a-t-elle confié à Parade Pets.
« On ne peut pas dire qu’ils ont un cerveau capable de résoudre des problèmes. Et surtout, il ne faut pas dire qu’ils ressentent des émotions. Si vous ressentez de l’empathie envers votre sujet, vous ne pouvez pas être scientifiquement objective. »
Ces pensées de l’époque, Jane savait qu’il était urgent de les remettre en question : « Les 3 premières choses : personnalité, intelligence, émotions… mon chien Rusty me les avait déjà montrées. J’étais enfant, et je savais que tout ça, c’était du grand n’importe quoi. Des absurdités. Des balivernes. »
C’est en voyant la différence entre l’attitude de Rusty et la pensée scientifique que Jane a compris à quel point la science avait besoin de progresser.
Un grand merci à Rusty
Les travaux de Jane lui auront donné raison. Des années plus tard, elle a rendu hommage à Rusty, qui l’a aidée à construire sa pensée critique, laquelle a permis de faire avancer les choses : « Nous savons tous qu’ils [les chiens] peuvent être joyeux, tristes, effrayés, et qu’ils sont très intelligents [...] Rusty… je n’ai jamais connu un chien comme lui. Et ce n’était même pas le nôtre. C’est ce qui est étrange, comme beaucoup de choses dans ma vie. »
Jane précise : « Il appartenait à un hôtel en bas de la rue. Il venait chez nous, aboyait devant la porte à 6 heures du matin, on le laissait entrer, il restait toute la matinée avec nous, rentrait chez lui pour le déjeuner, revenait ensuite, et repartait quand on le mettait dehors vers 22 heures. »
Merci à Jane Goodall d’avoir suivi son intuition face aux partisans de « l’ancienne école ». Grâce à elle, nous en savons maintenant beaucoup plus sur le comportement des animaux.

Par Théo Botsidis
Rédacteur web
Depuis son plus jeune âge, Théo a une passion pour l’écriture. Aujourd’hui rédacteur web, il prend plaisir à partager ses découvertes sur le monde animal, qu’il s’agisse d’actualités, de conseils pratiques ou d’histoires émouvantes.